A l'origine, ce blog ne rendait compte que de notes de livres de cinéma parues dans des revues. Cela permettait de les rassembler sur un unique support (une bonne vingtaine manque et il me faudrait les rechercher et les ajouter !). Les revues papier étant trimestrielles ou semestrielles, ce blog autorise des comptes-rendus en temps réel et en avant-première, il propose des liens, photos et affiches, des extraits musicaux et filmiques, et, surtout, des corrections et compléments. C'est un confort et un avantage non négligeables ! Au fil des notes égrenées, la censure est devenue de plus en plus prenante et omniprésente, en apportant une spécificité a priori involontaire. Cela ne veut strictement pas dire que la censure du cinéma est en recrudescence : on voit partout ses obsessions là où les autres ne supputent et n'entendent rien ! Pour que ce blog soit vivant (fréquenté et lu) - faire un compte-rendu de livre quotidien est une tâche impossible - l'évidence d'une actualité censoriale est venue. J'ose donc espérer que ce blog censorial voué certes au 7° Art, mais aussi aux jeux vidéo, aux affiches de cinéma et publicitaires, aux clips et chansons..., soit original et attractif !


mercredi 1 février 2012

Quatre affiches du film Les Infidèles auto-censurées ?



Les infidèles est un film à sketches sur l'infidélité vue par 7 réalisateurs : Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Michel Hazanavicius, Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Eric Lartigau et Alexandre Courtès. Le film est sans concession, d'où l'avertissement "des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs", d'où l'humour des affiches qui peut paraître déplacer. Emmanuel Beretta, dans Jean Dujardin censuré, nous apprend que le film voit sa campagne d'affichage annulée. Les affiches illustraient les deux acteurs principaux dans des situations certes humoristiques et comiques, mais surtout sexistes, misogynes et machistes. (s)Explication ! Sur deux affiches, Gilles Lellouche semble s'ennuyer au téléphone avec son épouse tandis que la position d'une femme sise plus bas - sa maîtresse, qui plus est suppliante ! - semble suggérer une fellation, voire l'acte sexuel à venir, une fois après avoir raccroché avec sa femme ! Pour éviter tout doute, un commentaire précise : "Ça va couper, je rentre dans un tunnel" (référence hitchcockienne à la séquence ultime de La Mort aux trousses ?). Sur deux autres affiches, Jean Dujardin, debout, parfaitement décontracté et nonchalant, semble prendre son pied entre les deux jambes en V de sa partenaire renversée (au sens propre et figuré), sa maîtresse, vu l'intitulé filmique et vu que l'on ne peut voir son visage ! Le commentaire : "Je rentre en réunion" confirme bien l'acte sexuel !
Albert Montagne

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Histoire juridique des interdits cinématographiques en France (1909-2001), l'harmattan, 2007.

Les monstres, du mythe au culte